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Sommaire numéro 129

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2010, ANNÉE DE LA BIODIVERSITÉ - ARTICLES DANS LA DÉPÊCHE DU MIDI (ÉDITION DU TARN)

2010, année de la biodiversité... Une partie de notre mission en tant qu'association de protection du vivant est d'éduquer et de sensibiliser le public à l'environnement. Mais comment faire connaître à l'échelle locale et au plus grand nombre cette fameuse biodiversité, qui paraît si lointaine, et qui est pourtant si proche de nous ? La Dépêche du Midi (Édition du Tarn) a accepté de nous aider en passant un article par semaine, le dimanche, sur une période allant de fin avril à début novembre. Ces articles, inséres ci-dessous au fur et à mesure de leur parution traitent non seulement des oiseaux, mais aussi des milieux dans lesquels ils évoluent (faune, flore,...)

Bonne lecture à tous


Projet02-Article20 LES PLANTATIONS D'ACCUEIL

Auteur : Evelyne Haber
Date de Parution : 28/11/2010

La Sainte Catherine approche à grands pas et une question se pose : "Quelles plantations réaliser pour accueillir la biodiversité ?"

Commençons par la haie... Au contraire du milieu uniforme et peu accueillant de conifères, recherchons la diversité avec des arbustes divers en choisissant parmi les essences locales. Les arbustes à baies (Aubépine, Fusain, Viorne) sont très appréciés par les oiseaux car ils leur apportent, une fois l'automne arrivé, une manne nourricière de première importance. Certains persistants (Laurier tin, Houx) leur procurent en supplément un abri en hiver ou lors de la nidification.

Si vous avez la chance de posséder de vieux arbres et en particulier des fruitiers, conservez-les car outre le respect que l'on doit à ces antiques végétaux, ceux-ci apportent quantité de nourriture aux insectivores qui fouillent l'écorce, fournissent le gîte au Troglodyte mignon qui nidifie dans un lambeau d'écorce décollé ou aux oiseaux cavicoles comme la Mésange, la Sittelle ou la Chevêche si un trou s'est formé dans le tronc.

Continuons par la prairie fleurie... Laissons pousser les plantes qui prospèrent naturellement car elles sont adaptées au terrain et fournissent gîte et couvert à bon nombre d'insectes et attirent leurs prédateurs. Cela permettra de protéger des espèces devenues rares comme la Fritillaire pintade, des oiseaux à l'instar de l'élégante Huppe fasciée ou des papillons colorés.

Terminons par le potager... Laissons croître dans un coin l'ortie dont on ne retient souvent que le côté piquant mais qui se consomme et devient insecticide transformée en purin ou engrais placée au fond du trou des tomates à planter. Accueillons les engrais verts comme la Phacélie, une belle bleue qui fertilise le sol, attire les pollinisateurs et illumine le jardin.

Envie d'en savoir plus ? Transformez votre lopin de terre en refuge LPO...


Projet02-Article20 DES MANGEOIRES DANS NOS JARDINS

Auteur : Evelyne Haber
Date de Parution : 14/11/2010

L'hiver approche et de nombreux oiseaux ont choisi de migrer vers des contrées où la nourriture ne leur fera pas défaut. D'autres, adeptes d'une migration partielle, se sont déplacés vers le sud à l'instar du Rouge-gorge qui marque son nouveau territoire de son joli chant mélancolique. Enfin certains, sédentaires, s'adaptent en modifiant leur alimentation. Ainsi les mésanges, grandes prédatrices d'insectes à la belle saison, consomment des graines lorsque les premiers frimas ont tari leurs sources de nourriture.

Encore faut-il qu'elles soient suffisamment énergétiques sinon, nombreux ne résisteront pas aux rigueurs de l'hiver. C'est là que nous pouvons intervenir surtout en période de gel, ou de neige. L'idéal est d'installer plusieurs postes de nourrissage : mangeoire-silo, plateau pourvu d'un toit, boules de graisse suspendues, pomme même flétrie attireront de nombreux oiseaux. Les graines de tournesol sont de loin préférées en cas de disette. Les passereaux munis d'un bec affuté et précis comme le chardonneret les décortiqueront ; les petits éclats tombés à terre profiteront aux becs fins comme le Rouge-gorge ou l'Accenteur mouchet. Et quel joli spectacle d'observer une Mésange bleue décortiquer sa graine coincée entre ses pattes !

Installer des mangeoires dans son jardin, c'est bien mais somme toute un peu artificiel. Il ne faut donc pas oublier de mettre en place des arbustes à baies, de laisser sur pied durant l'hiver les fleurs contenant des graines (chardon, tournesol, aster...), de ne "nettoyer" les parterres qu'une fois le printemps revenu et d'amasser des feuilles mortes au pied des arbustes. Elles serviront de refuges aux insectes et fourniront au jardinier un compost naturel et gratuit !

Pour en savoir plus, rendez-vous à la rubrique "Refuges LPO".


Projet02-Article20 PIERROT LE MOINEAU ET L'HIVERNAGE

Auteur : Marien Fusari
Date de Parution : 07/11/2010

Les journées ont perdu en douceur, les nuits sont de plus en plus longues, le vent fraîchit. Il y a eu de la gelée blanche l'autre matin... L'abondance de graines, fruits et insectes n'est plus de mise dans les fourrés... Que réservent les prochaines lunes ? Du gel, de la neige, des rafales... C'est dans ces circonstances que se posent de cruciales questions pour notre ami Pierrot le moineau.

Faut-il partir, fuir vers de plus riantes contrées, vers l'Afrique comme la cousine l'hirondelle ? Ce serait contraignant car il faudrait un stock de graisse conséquent pour faire un si long voyage. Et c'est sans compter mille dangers : cols, mer, déserts à traverser, prédateurs embusqués...

Si l'on restait, il faudrait de toute façon hiberner ! Se mettre en boule dans un creux garni de feuilles mortes et patienter comme ces coquins de lérots et de hérissons. Dormir, sommeiller et compter sur ses réserves jusqu'à l'arrivée de beaux jours. N'y a t-il pas d'autre solution ?

Et si l'on tentait d'hiverner ? Quitte à faire une petit voyage vers le Sud... Oh, pas grand chose, quelques dizaines de kilomètres à peine. On serait à même de se déplacer si une vague de froid survenait. Après tout, qui nous assure que l'hiver sera rude cette année ?

Entre ceux qui partent et ceux qui hibernent, il nous restera bien quelques miettes ! On exploiterait toutes les ressources possibles. Dans les haies : toujours une baie qui traîne ; dans les champs : toujours un grain perdu. Et près des maisons, il y a toujours de quoi manger, paraît même que certains humains nourrissent les oiseaux !

C'est décidé, cette année, foi de piaf, j'hiverne dans le Tarn !


Projet02-Article20 A LA DÉCOUVERTE DES PICS

Auteur : Christophe Maurel
Date de Parution : 31/10/2010

Tout le monde connaît le pic vert. Mais saviez-vous que quatre autres espèces de pics sont présents dans le Tarn ? Les « bigarés », noir moucheté de blanc, sont au nombre de trois : le mar, l'épeiche et l'épeichette. De la taille d'une mésange, ce dernier contraste avec le pic noir, grand comme une corneille ! S'ils émettent des sons, le chant reste le tambourinage, véritable apanage des pics. Dans les moments de frénésie, le pic épeiche peut frapper une vingtaine de coups par seconde sans être sonné ! Adaptation oblige, la façon dont le bec est relié à la boîte crânienne permet d'amortir les chocs et les vibrations. D'ailleurs, les adaptations ne s'arrêtent pas là. Véritable outil, le bec sert à la fois à chercher la nourriture et à creuser une loge pour se mettre à l'abri et pour nicher. L'usure du bec est alors compensée par une croissance régulière.

Pour frapper le tronc et évoluer le long de l'arbre, les pics ont besoin de points d'ancrage. Les pattes et la queue sont ces appuis. Les pattes sont dotées de quatre doigts munis d'ongles forts. Deux doigts devant et deux derrière permettent une bonne préhension du tronc. A la verticale, le pic s'appuie sur les plumes de sa queue avant de grimper de quelques centimètres. Pour ne pas être handicapé lors de la mue, les plumes de la queue sont renouvelées par alternance : d'abord les latérales avant celles du milieu.

Côté alimentation, ils recherchent des insectes à quel stade que ce soit (larvaire, adulte...), parfois des graines de conifères. Leur langue est longue et se déroule rapidement. La capture est favorisée par de légères aspérités et une sécrétion visqueuses qui englue les proies.

Longtemps persécutés, les pics étaient considérés comme nuisibles pour la forêt et les arbres fruitiers. Protégés depuis 1950, le forestier leur pardonne de marteler quelques arbres car leur présence sert d'autres espèces cavicoles (mésanges, chauves-souris) qui ne sont pas dotées d'un ciseau à bois !

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Projet02-Article20 LA HAIE, UN ESPACE DE BIODIVERSITÉ PAR EXCELLENCE

Auteur : Pierre Chavanon
Date de Parution : 24/10/2010

On remarque facilement une haie, mais connaît-on bien la diversité du vivant qui la compose ? La haie fournit des baies et constitue un véritable pôle d'attraction pour beaucoup d'espèces dont les fauvettes et les pinsons ne sont que les éléments les plus visibles.

Nous voyons en effet qu'à côté des oiseaux, il y a aussi des mammifères et des insectes...

C'est à ce titre que la haie a un rôle très important, celui de constituer un refuge pour les insectes prédateurs des ravageurs de nos cultures et de nos jardins.

Mais combien d'autres bienfaits sont apportés par la haie ! En entretenant la vie microbienne du sol, elle « ensemence » les terres des alentours appauvries par des pratiques agricoles intensives. Sans vie microbienne dans le sol, le système racinaire des plantes ne peut pas se développer.

Nous voici au coeur même de la complexité du vivant : ce sont les racines des plantes qui retiennent l'eau, la rendant disponible au moment des heures les plus chaudes pour permettre la croissance des végétaux.

La haie a un autre bienfait, celui de protéger du vent les cultures sur une distance équivalente à trente fois la hauteur des arbres : cette protection est appréciée par le blé ou le tournesol. Les anciens connaissent ces avantages depuis longtemps. Le bétail aime aussi l'ombre des vieux chênes et les succulentes feuilles des frênes.

On sait donc à quoi s'en tenir lorsqu'on met en place une haie : on garde une source fabuleuse de diversité qui entretient la vie. Le maillage des haies entre elles constitue de véritables «couloirs» pour les espèces. On conserve également pour l'homme des espaces dont l'intérêt économique est important.

Nous savons aussi que la haie et les espaces boisés accueilleront tôt ou tard d'autres éléments appréciés : ainsi l'amateur de champignons ne boudera ni le plaisir de la découverte, ni celui de la recette culinaire qu'il apprécie tant...

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Projet02-Article12 LES TOURBIÈRES

Auteur : Fréderic Néri
Date de Parution : 17/10/2010

Les tourbières sont des zones humides bien particulières dont la caractéristique est la présence de tourbe, d'où leur nom. La tourbe, est constituée de matière organique végétale, peu décomposée. Pour sa formation, elle a besoin de végétaux morts et de conditions ne permettant ni leur totale décomposition ni leur minéralisation. Tous ces éléments sont réunis dans certaines zones humides des hauteurs du département du Tarn, où la présence d'eau froide et acide limite l'oxygénation et l'activité des bactéries décomposeurs. Ces conditions favorisent aussi la présence d'une mousse, la sphaigne, qui fournit la matière organique.

La tourbe a de nombreuses propriétés. Une fois séchée elle peut brûler et servir de combustible, comme en Irlande. Mais surtout elle fonctionne comme une éponge, stockant l'eau quand elle est abondante et la restituant quand elle manque. C'est pourquoi les horticulteurs l'utilisent.

Les tourbières jouent donc un rôle primordial dans le cycle de l'eau. Ainsi, un ensemble de tourbières peut facilement avoir les même effets qu'une retenue artificielle. Elles contribuent au soutien d'étiage en période sèche et à la rétention d'eau en période de crue. Pas besoin donc d'aménagements coûteux qui détruisent le fonctionnement des ruisseaux !

Les conditions de vie très particulières de ces milieux favorisent des espèces de faune et de flore spécifiquement adaptées et certaines sont rares. Partout en France les surfaces de zones humides ont fortement régressé. Celles des Monts de Lacaune ou de la Montagne Noire ont subi le même sort sous l'effet des drainages ou des plantations forestières, ainsi que de l'exode rural.

La prise de conscience autour des services rendus par les tourbières (qualité et régime des eaux, riche biodiversité...) permet aujourd'hui d'entreprendre des actions de conservation et de réhabilitation favorables à ce milieu très particulier qui mérite découverte.

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Projet02-Article30 LES BOURDONS, CHAMPIONS DE LA POLLINISATION

Auteur : Evelyne Haber
Date de Parution : 10/10/2010

Abeille, guêpe, bourdon, frelon... tous ces insectes de la famille de hyménoptères sont souvent confondus du fait de leur ressemblance mais aussi parce qu'ils peuvent infliger de douloureuses piqûres avec leur dard. Pourtant les services qu'ils rendent à l'Humanité sont considérables. En fait entre la plante et l'insecte, c'est une véritable histoire d'amour et de partage qui dure depuis des millions d'années : la plante fournit à l'insecte nectar et pollen et celui-ci transporte en échange le pollen qui assurera la descendance de la fleur.

Certes, l'abeille domestique est une pollinisatrice hors pair mais le bourdon la surpasse car il est actif de l'aurore au crépuscule y compris par temps gris et froid.

Il existe 35 espèces de bourdons en France. Peu agressifs, ils peuvent être observés de près sans crainte. Tous se reconnaissent à leur silhouette trapue, à leur pilosité dense comme une fourrure. Se nourrissant de nectar qu'ils puisent dans les corolles grâce à leur langue très longue (de 11 à 21 mm), ils récoltent du pollen pour alimenter leurs larves. Ils le rapportent au nid (une cavité sous la terre) sous formes de pelotes accrochées à leurs pattes.

Rayés de noir, rouge, orange, jaune, blanc, on peut distinguer les espèces en observant l'agencement des couleurs. Ainsi le bourdon terrestre, le plus commun, arbore du blanc au bout de son abdomen. Le Xylocope violet ou abeille charpentière est un gros bourdon d'un magnifique noir bleuté. Impressionnant par sa taille, il est inoffensif.

Et qu'en est-il du faux-bourdon ? En fait, ce terme désigne le mâle de l'abeille dont la seule utilité consiste à féconder les jeunes reines.

A l'automne, seules les reines fécondées (les fondatrices) survivent et cherchent un gîte dans le sol afin d'y passer l'hiver.

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Projet02-Article25 LE HÉRON GARDE-BOEUF

Auteur : Pierre Chavanon
Date de Parution : 03/10/2010

Le Héron Garde-boeuf est africain d'origine. Jusqu'aux années 1990, il n'était pas présent dans le département.

Et puis un jour, quelques-uns de ces petits hérons blancs sont apparus à côté des vaches dans les pâturages, d'abord dans le sud du Tarn, puis aujourd'hui sur une bonne partie du département, hors zones de montagne.

C'est que les déplacements des bovins dérangent toujours des insectes qui deviennent des proies faciles à capturer pour le Garde-boeuf : sauterelles, coléoptères, chenilles et autres petits animaux, quelquefois parasites de nos animaux domestiques sont alors consommés.

Le Garde-boeuf tire un tel profit de ce rapport de bon voisinage avec les bovins et de cette facilité à trouver de la nourriture, que ce sont parfois des troupes de plusieurs dizaines d'oiseaux qui accompagnent les troupeaux.

Plusieurs hivers doux ont certainement bénéficié à ces hérons qui ont été plus nombreux à rester sur place dans les plaines du Tarn plutôt que d'effectuer une migration plus au sud. Et les voilà maintenant chez eux !

Au moment de la reproduction, le Garde-boeuf s'établit en petites colonies dans les arbres proches de l'eau. L'activité des oiseaux est alors intense et bruyante, et parce qu'ils sont nombreux, les parades nuptiales donnent lieu à de formidables déploiements de plumes et à des vols incessants autour des arbres de la héronnière.

L'expansion des Hérons Garde-boeufs depuis les régions d'origine ne s'est pas effectuée seulement en France, mais vers toutes les régions du monde.

C'est ainsi qu'au milieu du vingtième siècle, ce héron a posé les pieds sur le continent américain... Cette expansion montre les capacités d'adaptation d'une espèce à utiliser les ressources disponibles de son environnement, mais aussi une certaine dépendance qui ne lui permettra pas forcément de se maintenir de façon définitive. Dans la nature, rien n'est immuable.

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Projet02-Article25 LA FORÊT DE GRÉSIGNE

Auteur : Bernard Alet
Date de Parution : 26/09/2010

Au nord-ouest du département, entre les vallées de l'Aveyron, du Cérou et de la Vère, se trouve un massif de grès insolite aux paysages contrastés, au contact des causses du Quercy, du Ségala bocager et des coteaux céréaliers et viticoles du Gaillacois ; massif dont le coeur est constitué par la forêt domaniale de Grésigne gérée par l'ONF (3537 ha). Ces contrastes écologiques impliquent une grande diversité de faune et de flore. Près de 110 espèces d'oiseaux peuplent le massif avec le pic noir, le pic mar et l'aigle botté. Une soixantaine de mammifères y sont connus, dont la genette, la martre et 20 espèces de chauves-souris. Introduits en 1956, le cerf fait entendre son brame à l'automne.

Culminant à près de 500 m d'altitude, cette forêt est essentiellement une futaie de chênes rouvres et de charmes. Elle représente la plus grande chênaie rouvre du sud-ouest de la France. Toutefois, ce peuplement forestier n'est pas homogène. Il est fonction de la diversité des sols, des micro-climats et de l'histoire des activités humaines qui s'y sont succédées. Les versants nord et ouest, plus humides, portent une vielle hêtraie, dont celle de Montoulieu, avec son cortège floristique de sceau de Salomon et d'érythrone dent de chien. Le vent d'Autan favorise les espèces méridionales comme l'érable de Montpellier et la filaire, notamment dans la cuvette centrale abritée des perturbations et ouverte au sud. Les bas fonds humides, tapissés de pervenches, sont surmontés par des belles voûtes de buis.

L'isolement relatif de la forêt de Grésigne, ainsi que les vieux arbres expliquent l'étonnante originalité de l'entomofaune. On y recense plus de 2500 espèces de coléoptères, dont certains sont très rares (le taupin violacé). Cette diversité d'insectes en fait l'une des trois plus riches forêts d'Europe. Les nombreux sentiers aménagés vous permettront d'en découvrir toutes les facettes.

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Projet02-Article14 LES CHAUVES-SOURIS

Auteur : Frédéric Néri
Date de Parution : 19/09/2010

Les chauves-souris sont les seuls mammifères volants au monde. Plus de 1 000 espèces existent dont 34 en France métropolitaine et 22 dans le Tarn. En France, elles sont toutes insectivores. Elles capturent leurs proies grâce à un système d'émission d'ultrasons. Certaines espèces, comme la Pipistrelle commune (poids 4 à 9 grammes) peuvent manger 3000 moustiques en une nuit d'été. Chaque espèce a des insectes proies favoris. Elles contribuent ainsi à leur régulation. Certains agriculteurs ou arboriculteurs favorisent d'ailleurs leur présence afin de bénéficier de ces services.

Généralement, on imagine les chauves-souris dans des grottes. Même si certaines fréquentent les cavités souterraines toute l'année, une majorité n'y va que ponctuellement pour passer l'hiver, ou pas du tout. Beaucoup utilisent les fissures ou des trous de vieux arbres pour s'installer. D'autres se sont adaptées aux constructions humaines. Suivant leur cycle biologique, elles utilisent différents types de gîtes, toujours sombres et tranquilles. Ils seront plutôt chauds pour la mise bas au printemps et en été, tempérés et humides pour l'hibernation.

Ces animaux mystérieux que l'on dit aveugles, ou qui selon de vieilles croyances s'accrochent aux cheveux, sont en fait des merveilles de technologie.

Malheureusement de nombreuses espèces sont en déclin. En premier lieu, l'intensification des pratiques agricoles et forestières avec l'emploi de produits chimiques (insecticides en particulier) et la destruction de gîtes (arbres creux). Les dérangements (dans les grottes par exemple) ou les aménagements de constructions peuvent être préjudiciables. Sur ce point, il y a des solutions pour conserver les chauves-souris lors de travaux (églises, ponts, greniers, etc).

Des spécialistes peuvent vous conseiller pour favoriser une cohabitation bénéfique (groupechiro@free.fr ou 05 63 73 49 29).


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Projet02-Article24 MÉSANGES ET COMPAGNIE

Auteur : Evelyne haber
Date de Parution : 12/09/2010

S'il fallait nommer certains oiseaux les plus communs, sans doute la mésange serait-elle en tête de liste. Mais quelle mésange ? La charbonnière avec sa belle «cravate» noire et ses joues blanches, la bleue, au béret azur ? Ce sont les deux plus communes. Mais n'oublions pas la mésange noire, la nonnette, la huppée et la mésange à longue queue !

Visibles en toutes saisons, des petits mouvements migratoires existent et des troupes d'une vingtaine d'oiseaux peuvent rassembler à l'automne plusieurs espèces de mésanges.

Elles fréquentent assidûment les mangeoires. Mais, si ces oiseaux peuvent manger des graines à la mauvaise saison, ils sont reconnus pour être de gros consommateurs d'insectes et en particulier de chenilles, source de protéines intéressantes pour nourrir une couvée d'oisillons affamés.

Pour alimenter sa progéniture, un couple de mésanges charbonnières capture plus de 1500 proies par jour ! C'est dire le bénéfice apporté au jardinier ! Parmi ses proies, on retrouve la chenille processionnaire qui défolient les résineux. La mésange sait éliminer les poils urticants en frappant la larve sur une branche.

Que faire pour aider ces sympathiques auxiliaires ? Installer des nichoirs du type «boîte aux lettres» car les mésanges sont cavicoles, elles nichent dans des trous qu'elles aménagent. Elles souffrent alors de la disparition des vieux arbres pourvus de cavités. Une haie naturelle diversifiée, même petite, fournira abri et nourriture. Bannir les produits chimiques qui perturbent les écosystèmes et affament les mésanges prédatrices d'insectes. Enfin, apporter un complément de nourriture, uniquement en hiver, sous la forme de boules de graisse ou de graines de tournesol non traitées, contribuent à les aider à passer la mauvaise saison... pour le plaisir de les retrouver le printemps suivant.

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Projet02-Article11 INVITATION À LA DÉCOUVERTE DES LIBELLULES...

Auteur : Pascal Polisset
Date de Parution : 05/09/2010

Libellule ! Ce simple mot familier invite au plaisir de découvrir ces ombres volant la lumière pour mieux se dissimuler au regard du passant. Un fossé, la berge d'une rivière, les bords d'une mare, d'un étang, les perspectives cavalières d'un hallier forestier sont autant de lieux habités par cet insecte doté d'une riche famille mirobolante..

L'odonate, c'est son nom « scientifique » peut être une petite allumette aux reflets bleutés, orangés, d'un rouge vif, d'un brun évanescent... Nommons-la : agrion ou demoiselle.

C'est aussi l'arrogant Anax empereur - dix centimètres -, qui provoque le promeneur béotien qui s'est invité en son domaine des bords d'eaux...

C'est aussi les Sympetrums, les Gomphes, les Cordulies qui se fondent dans le paysage de leurs ébats : on les appellera : libellules vraies...

Mais ce qui est réellement fascinant, c'est l'incroyable beauté, variété des couleurs, de ces hélicoptères, invertébrés et invétérés bouffeurs de moucherons, moustiques, mouches, ...

Ce qui mérite réflexion, c'est cette double vie qui fait de la larve une sorte aquatique, et l'adulte, une autre, aérienne, se reposant au sol ou dans les branchages alentours.

Ce qui suscite notre attention, c'est que sa présence ou son absence révèle la qualité du milieu aqueux ou terrestre, qu'elle habite.

Petite nymphe au corps de feu, Naïade au corps vert, Cordulie bronzée, Caloptéryx occitan, Agrion de Mercure, Agrion mignon, Gomphe joli, Leste verdoyant... Question : qui pourrait résister à ces noms, qui confondent, à plaisir, des bestioles et la poésie ?

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Projet02-Article19 LE SPHINX-COLIBRI

Auteur : Evelyne Haber
Date de Parution : 29/08/2010

Quelle est cette bête étonnante qui va butinant une fleur de sauge ? Un oiseau-mouche, un gros bourdon ? Rien de tout ça, c'est en fait un papillon qui répond au nom mystérieux de Moro-Sphinx. Il appartient à l'ordre des hétérocères, c'est-à-dire des papillons de nuit... mais il vole le jour. Tel un colibri, il visite les fleurs sans se poser et déploie sa longue trompe pour atteindre le nectar caché au fond des corolles. Vous ne verrez sûrement pas le détail de ses ailes car pour faire du surplace, pas moins de 75 battements à la seconde sont nécessaires ! Il est même capable de voler en marche arrière ! Cet acrobate se nourrit sans arrêt, ses performances aériennes nécessitant une énergie considérable.

Pour l'accueillir dans son jardin, il suffit de respecter une règle simple qui d'ailleurs profitera aussi à d'autres espèces de papillons : favoriser la diversité des plantes. La chenille ne consomme que du gaillet, plante commune des prairies fleuries. L'imago (le papillon) recherche sa nourriture dans toute fleur produisant du nectar. Avec une préférence pour celles qui cachent leur réserve sucrée dans un long éperon. Malheureusement pour lui, certaines plantes lui sont funestes. Ainsi, l'onagre rose (Oenothère speciosa), le piège quand il aspire le nectar car sa trompe reste coincée dans le conduit. C'est une plante exotique que tout bon jardinier, respectueux de la faune, doit éliminer de son jardin.

Résidant dans le sud de l'Europe, le Sphinx-Colibri remontera chaque printemps un peu plus vers le nord à la recherche de sa plante-hôte (le gaillet). Cet insecte migrateur peut parcourir des distances considérables ! Notre sympathique papillon passera l'hiver dans un endroit abrité (un abri de jardin, un grenier, une fissure...) et si celui-ci n'est pas trop rigoureux, il pourra s'envoler et butiner les premières fleurs du printemps.

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Projet02-Article18 MIGRATION D'AUTOMNE : C'EST PARTI !

Auteur : Amaury Calvet
Date de Parution : 22/08/2010

C'est déjà l'automne pour certains oiseaux ! Dès fin juillet, sitôt leurs jeunes envolés, Martinets noirs, Milans noirs et Cigognes blanches ouvrent un formidable ballet aérien qui ne se terminera qu'en novembre (Pigeons ramiers, grives).

Plus que le froid, c'est la raréfaction de la nourriture (insectes, graines, fruits) qui les pousse à quitter certains territoires pour passer la mauvaise saison au sud, où les ressources alimentaires sont abondantes.

Des millions d'oiseaux de la quasi-totalité des espèces d'Europe effectuent des migrations. Chez certains, ces déplacements sont limités : pinsons, rouges-gorges et grives du nord de l'Europe hivernent dans le sud de la France ou en Espagne. D'autres entreprennent chaque automne un voyage de plusieurs milliers de kilomètres vers l'Afrique (coucou, loriot, martinet, bondrée...). A titre d'exemple, nos hirondelles parcourent deux fois par an une distance de 6000 kilomètres entre l'Afrique équatoriale et nos fermes et villages. Un véritable exploit pour un oiseau de 20 grammes ! Ce périple n'est toutefois pas sans dangers : de nombreux migrateurs périssent en traversant la Méditerranée et le Sahara, victimes d'épuisement, des conditions météorologiques, de la chasse, des prédateurs ou des traitements chimiques.

Dans le Tarn, les espèces observées sont surtout des passereaux, des Pigeons ramiers et des rapaces (Milan noir, Bondrée apivore, Busard des roseaux, Milan royal, Balbuzard pêcheur...). Sur les lacs et gravières de plaine, il est aussi possible d'observer une belle diversité d'oiseaux d'eau (canards, petits limicoles...).

Du 21 août au 12 septembre, la LPO Tarn (05.63.73.08.38 - http://tarn.lpo.fr), avec ses collègues de l'Aveyron, vous attendent tous les jours à la Vierge de Roquecézière (Monts de Lacaune) pour observer le passage des rapaces migrateurs. Certains jours, près de mille oiseaux y sont observés !

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Projet02-Article13 LE VEILLEUR DES CHAMPS

Auteur : Marien Fusari
Date de Parution : 15/08/2010

Un nouveau métier pour citadin en mal de campagne ? Non. Il s'agit du surnom donné à un oiseau méconnu du grand public. Nous l'appellerons le veilleur des champs dans cet article qui lui est consacré. Son habitat est constitué de champs parsemés de cailloux, de semis et de prairies rases. À l'affût, il veille sur son territoire de son grand oeil jaune. Un prédateur, un gêneur ? Notre guetteur s'aplatit ou s'enfuit en galopant. Inutile de chercher à le retrouver. Son plumage brun parsemé de taches le camoufle parfaitement. Mais quel est cet oiseau curieux ?

C'est par allusion à son allure typique et à son chant que les ornithologues l'ont baptisé OEdicnème criard. Cela traduit tout simplement son look et sa voix ! Ces termes se rapportent à ses grandes pattes qui font de lui un coureur hors norme (c'est à l'origine un oiseau des steppes) et à son cri original : tireluit . Tireluit est d'ailleurs un de ses surnoms populaires ou flaùt en occitan, en raison de son chant flûté.

Discret pendant la journée, les oedicnèmes attendent la tombée de la nuit pour se manifester. Ils s'alimentent principalement d'insectes et de petits escargots sur les causses. Ils survolent leur territoire, paradent et se font entendre plus que de raison. Leur chant raisonne dans la campagne et s'entend à plus d'un kilomètre ! Contrairement au reste de sa famille (les petits échassiers), il ne fréquenter que les milieux secs !

Mais face à la raréfaction de ses milieux de prédilection, notre veilleur des champs est parfois une des seules espèces d'oiseau à coloniser les zones d'agriculture intensive. Heureusement que les poussins sont des nidifuges ; ils sont capables de se déplacer rapidement sur leurs pattes quelques heures après leur naissance ! Cela limite ainsi les risques dû aux travaux des champs.

La nuit tombée, tendez l'oreille, l'oedicnème peut se manifester jusqu'en arrière saison.

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Projet02-Article08 CONCERT NOCTURNE ET GRATUIT !

Auteur : Marien Fusari
Date de Parution : 01/08/2010

La nuit, dit-on, tous les chats sont gris. Mais tous ne miaulent pas ! Heureusement, car les nuits d'été seraient un vrai capharnaüm ! La scène est donc libre pour les alytes, engoulevents, et autre petits-ducs qui emplissent les soirées d'été de leurs chants.

Les mois d'été se prêtent particulièrement à l'écoute des sons nocturnes. Les nuits sont douces et la vie sauvage est dans des bonnes conditions pour donner le ton...

Les oiseaux migrateurs sont arrivés depuis longtemps. Ils se font particulièrement remarquer par leur chant et leurs appels. C'est souvent la première mélodie que l'on remarque. Mais, qu'est-ce que ceci ? Un ronflement de moteur se fait entendre ! Non, c'est l'étrange chant de l'Engoulevent d'Europe, ponctué de claquements d'ailes. Un oiseau nocturne qui a le même métier que l'hirondelle-chasser les insectes volants-mais exercé la nuit ! Jaillissant du moindre buisson, le solo explosif du petit Rossignol Philomèle ne peut pas se manquer. Et pour donner un peu de rythme le Hibou petit-duc ne se fait pas prier avec son « Ti-ou » répétitif. Lui aussi, il est petit, mais il a de la voix !

En échos, le petit crapaud alyte lui répond du tac au tac avec son « tiou », plus court et plus ténu. Et ce sont les grenouilles rieuses qui s'y mettent du fond de leur lavoir. Mais alors, on ne s'entend plus ici ! Par saccades, elles s'esclaffent et s'arrêtent soudain. Silence ?

Et non ! C'était sans compter sur les stridulations des orthoptères ! Le refrain des criquets et des sauterelles est tout en sri-sri. Ceux-là ne sont pas avares pour faire monter le son. C'est un sacré choeur malgré leur taille modeste !

Le mois d'août est propice aux étoiles filantes. Une raison supplémentaire pour faire une escapade nocturne, tous les sens en éveil !

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Projet02-Article08 GRENOUILLE, CRAPAUD ET... PRINCE CHARMANT.

Auteur : Pascal Polisset et Sébastien Albinet
Date de Parution : 03/07/2010

Il faut le dire : le crapaud n'est pas le mâle de la grenouille, juste un cousin dans la famille des amphibiens.

Cette famille vit deux importants moments d'existence (amphi= deux ; bio = vie.) entre sa jeunesse totalement aquatique (sous la forme de têtard) et sa vie d'adulte, terrestre.

La grenouille coasse, le crapaud crapote... le triton nage, la salamandre se cache. La grenouille a sa capitale, l'étymologie occitane de Graulhet la révélant.

Chez les grenouilles, on peut être rousse ou verte. La rousse est la première à se jeter à l'eau, c'est en février. Les grenouilles de couleur verte se déclinent, chez nous, en deux familles : les « rieuses » et les « rainettes »... Le chant des premières est un rire aigre qui commence par une bulle et se prolonge par de longs et graves "pou-ik-pou-ik" (il vous faut gonfler vos joues en fin de son). La petite rainette méridionale, de la taille d'un bel oeuf de poule, gueule quant à elle à gorge déployée. Elle se cache dans les haies, se confondant avec le vert clair des feuilles.

Pour tous, le crapaud est gros, plein de verrues, toxique et malfaisant (héritage d'une culture, où tout ce qui vit la nuit est mauvais). Il est plutôt gros consommateur de moustiques, paisible et nocturne. De nuit on peut entendre un « ffouitt... ffouiit » flutté, c'est le tout petit alyte accoucheur, dont le mâle portant sur son dos un chapelet d'oeufs s'en va les baigner dans la mare d'à côté.

Les tritons et autres salamandres ressemblent à des lézards, mais détestent le soleil qu'adorent ces derniers qui s'apparentent aux serpents. La salamandre, noire et jaune, vit dans l'humidité des humus des forêts. Une légende veut qu'elle renaisse de ses cendres...

Toute la famille des amphibiens ou batraciens, insectivore, est protégée par la Loi. Ce sont des espèces menacées : il convient donc de les laisser aller en paix, notamment pour service rendu et services à rendre en tant que maillon indispensable de nos écosystèmes.

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Projet02-Article09 LA CHEVÊCHE D'ATHÉNA

Auteur : Amaury Calvet
Date de Parution : 20/06/2010

Au crépuscule, perchée à l'angle d'un toit, une petite chouette pas plus haute que trois pommes, vous regarde d'un air sévère et vigilant : c'est la Chevêche d'Athéna !

Ce sympathique « lutin » aux yeux jaunes est encore assez commun dans la campagne tarnaise. Il fréquente le bocage et les abords diversifiés des fermes et des villages : prairies naturelles, jardins et potagers... Peu farouche et en partie diurne, la Chevêche niche fréquemment dans les bâtiments, y compris sous les tuiles de maisons habitées. Les petits rongeurs composent l'essentiel de son alimentation, complétée par de nombreux insectes en été (hannetons, sauterelles, papillons nocturnes) et par des lombrics en hiver et par temps humide. Assez loquace elle se signale par de nombreux miaulements et, au printemps, par un chant doux et plaintif.

En juin et juillet, les jeunes quittent le nid avant de savoir parfaitement voler. Il n'est pas rare d'en découvrir au sol apparemment abandonnés. Il n'en est rien ! Les parents ne sont pas loin et les ravitaillent le soir venu. Afin de les soustraire aux prédateurs domestiques (chiens et chats), on peut les poser en hauteur sur un muret ou un arbre. En cas de danger (route, blessure) il est possible de confier le poussin en difficulté à la LPO Tarn : 05.63.73.08.38. Jadis associée à la déesse grecque de la sagesse, la Chevêche est aujourd'hui un des symboles d'une biodiversité « de proximité », intimement liée à la présence humaine mais menacée par la dégradation des paysages ruraux traditionnels.

Conservation de cavités dans les bâtiments, pose de nichoirs adaptés, préservation du bocage, des vieux arbres, des prairies naturelles et réduction drastique de l'emploi des pesticides (en agriculture mais aussi par les jardiniers et les collectivités) sont autant d'actions favorables à la « petite chouette aux yeux d'or »... et à la Nature en général.

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Projet02-Article07 LE JARDIN, UN REFUGE POUR LA NATURE

Auteur : Evelyne Haber
Date de Parution : 06/06/2010

«Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles.» C. Bobin

Pelouse tondue à ras, haie uniforme... beaucoup de jardins sont des déserts écologiques. A l'heure où la biodiversité est en danger, chaque propriétaire peut, en réalisant quelques aménagements très simples, agir à son échelle. Mais comment faire de son jardin, un refuge pour la nature ?

Avant tout, pratiquer le jardinage biologique et bannir les produits chimiques qui, outre leur impact sur la santé, sont l'une des causes majeures de la raréfaction de nombreux animaux (insectes, oiseaux...). Des solutions toutes simples existent : par exemple utiliser des plantes comme le thym qui éloignent les pucerons ; créer des gîtes pour les insectes prédateurs de chenilles et autres ravageurs ; composter tontes de gazon, feuilles mortes, épluchures et utiliser l'humus ainsi produit pour amender le sol ; broyer ses déchets de taille et étaler ce paillage au pied des plantes...

Ensuite de la diversité... Planter des haies champêtres avec des essences locales, aménager des pelouses naturelles en laissant pousser ou en semant des espèces sauvages. Installer des nichoirs et nourrir les oiseaux en hiver. Mettre en place un tas de bois ou de branchages, aménager un muret de pierres sèches, une petite mare, un point d'eau...

Les idées ne manquent pas pour mettre de la vie dans son jardin ! Et que dire du plaisir toujours renouvelé d'observer ce petit monde ! Admirez le va-et-vient des oiseaux nourrissant leurs petits, le ballet des papillons sur les fleurs de menthe, les bourdons butinant les plantes mellifères, la floraison de l'Ophrys abeille, une orchidée sauvage qui s'installe facilement sur la pelouse pour peu qu'on n'utilise ni engrais ni désherbant et qu'on ne tonde pas trop court. Un spectacle gratuit et toujours renouvelé !

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Projet02-Article06 LE HÉRISSON, HÔTE SYMPATHIQUE DU JARDIN

Auteur : Pierre Chavanon
Date de Parution : 30/05/2010

Le Hérisson a de quoi nous étonner : c'est notre seul mammifère qui soit recouvert de piquants ! Cette caractéristique de sa morphologie ne nous empêche pas de l'apprécier. Pour beaucoup, en effet, il est l'un des hôtes les plus sympathiques du jardin.

Une autre particularité de l'animal, est d'avoir la possibilité de se rouler en boule dès qu'il se sent en danger. Il paraît même que le Hérisson peut rester dans cette position pendant des heures sans ressentir de fatigue ! Pourtant, en général, quelques minutes suffisent pour qu'il se redresse et reprenne ses activités.

Notre Hérisson a mis au point une autre stratégie intéressante, celle de s'endormir pendant l'hiver. En effet, les insectes dont il se nourrit se raréfient à cette période et il n'y a pas d'autre solution pour lui que d'attendre. Le Hérisson passe alors son temps en hibernation dans un nid d'hiver construit au sol sous des feuilles ou des brindilles.

Son mode d'alimentation qui consiste à fouiller le sol lui permet de découvrir les insectes qu'il consomme. Les limaces sont également un mets de choix : comme celles-ci sont peu appréciées par le jardinier, on voit bien que le Hérisson est un auxiliaire précieux de nos cultures.

La naissance des bébés Hérissons nous interpelle peut-être. Comment un organisme hérissé de piquants peut-il quitter le ventre de sa mère sans lui causer de dommages ? La nature a bien fait les choses : au moment de la naissance, les piquants sont recouverts de peau. Quelques minutes après l'événement, les piquants apparaissent.

La vie du Hérisson n'est pas sans danger, la mortalité est importante par empoisonnement avec les produits utilisés contre les limaces, et par écrasement du fait des voitures. Il lui arrive aussi de se noyer dans des bassins d'où il ne peut sortir. Un jardin diversifié avec des haies et des buissons lui rendra le secteur accueillant.

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Projet02-Article05 LES ORCHIDÉES SAUVAGES

Auteur : Evelyne Haber
Date de Parution : 23/05/2010

Le Tarn compte une cinquantaine d'espèces d'orchidées sauvages sur les 160 espèces en France métropolitaine. Malgré l'incroyable diversité des fleurs, elles sont facilement reconnaissables. Autre originalité : la facilité avec laquelle elles peuvent s'hybrider. Ce sont des végétaux relativement anciens mais doués d'une capacité d'évolution récente très dynamique.

Certaines préfèrent les terrains secs calcaires et dégagés, d'autres les prés humides; quelques-unes grandissent dans le sous-bois. Beaucoup se réfugient sur le bord des routes ou dans les jardins car les sites où elles poussent se raréfient : urbanisation, abandon des prairies fauchées, engrais, désherbant, cueillette, piétinement, les causes sont nombreuses !

Tout commence par la graine, minuscule, qui, pour germer, devra rencontrer un champignon présent dans le sol. Puis, la plante utilisera les insectes pour assurer sa reproduction.

Pour cela, elle développe des stratégies étonnantes. Chez les Ophrys, l'insecte mâle est attiré par une substance odorante (une phéromone) imitant celle émise par la femelle. Il se posera sur un pétale particulier (le labelle) reproduisant à s'y méprendre l'abdomen de la femelle. Ainsi leurré, il se verra poser sur la tête deux sacs à pollen qu'il déposera sur une autre fleur et assurera ainsi sa fécondation.

Plus traditionnel chez les végétaux, d'autres orchidées produisent du nectar pour attirer les pollinisateurs. Mais pour les aider dans leur recherche (et déposer le pollen au passage), une gouttière les guide ou un balisage en relief signale la piste d'atterrissage.

Fleurons de la biodiversité, témoins d'une nature préservée, venez découvrir les orchidées lors des sorties organisées par des associations naturalistes comme la LPO Tarn.

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Projet02-Article04 LA RESERVE NATURELLE DE CAMBOUNET-SUR-LE-SOR

Auteur : Christophe Maurel
Date de Parution : 16/05/2010

Située à 10 kilomètres de Castres sur les communes de Cambounet/Sor et de Saïx se trouve une réserve naturelle régionale qui abrite une grande diversité d'oiseaux. Classé il y a 20 ans, cet espace foisonne de vie au printemps. Ces anciennes gravières ont été colonisées au fil du temps par la vie sauvage, principalement par des oiseaux d'eau attirés par une mosaïque de bassins.

Une importante colonie de hérons y a élu domicile. Sept espèces différentes s'y sont reproduites depuis, dont certaines d'intérêt patrimonial (Héron bihoreau, Crabier chevelu, Blongios nain). Plusieurs dizaines de couples s'installent chaque année au coeur de la réserve. Les nourrissages des jeunes et les envols en tous sens est un spectacle peu commun qui bat son plein d'avril à juin.

Cette agitation semble avoir fixé deux cigognes blanches qui fréquentent le secteur depuis plusieurs mois. A tous ces échassiers, se joignent d'autres espèces nicheuses : la Poule d'eau, la Foulque, le Fuligule milouin, le Martin pêcheur ou le Grèbe castagneux. La migration de printemps est aussi l'occasion d'observer des espèces de passage comme le Balbuzard pêcheur, les Guifettes noire et moustac, (appelées aussi « hirondelles de mer ») et des limicoles (chevaliers, bécasseaux...). Rapace opportuniste, le Milan noir vient rôder dans les parages au cas où il y aurait de la nourriture à chaparder ! Bref, des formes, des coloris et des moeurs multiples qui ne peuvent que ravir les amoureux de la nature. Un espace à visiter en famille grâce aux observatoires en libre service et à la base de loisirs qui jouxte la réserve, celle-ci offrant des espaces de pique-nique et de jeux pour les enfants.

Accès par la RN 126 (route de Toulouse) entre Saïx et Soual.

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Projet02-Article03 MARE : UN TRÉSOR AU FOND DU JARDIN

Auteur : Marien Fusari
Date de Parution : 09/05/2010

De la taille d'une baignoire à quelques dizaines de m2, ombragée ou exposée, s'asséchant l'été ou en eau toute l'année, profonde ou non, avec ou sans herbiers, alimentée par la pluie ou par la nappe... la mare peut satisfaire aux exigences d'une multitude d'espèces. Une valeur sûre pour la biodiversité !

Pour les crapauds, tritons et autres amphibiens, la mare est un lieu de reproduction utilisé dès la fin de l'hiver. Il n'est pas rare de constater, malgré quelque gelée, la ponte de ces grands consommateurs de parasites. Du côté des insectes, la mare est aussi très prisée, notamment par les libellules. Les larves passent dans l'eau une période qui va de quelques semaines à quelques années. Là, elles trouvent de nombreuses petites proies et grandissent jusqu'au jour de l'émergence. Sur une tige ou un caillou, la larve libèrera l'adulte coloré qui s'en ira coloniser un autre point d'eau.

Dytiques, notonectes, crustacés, mollusques ne sont pas en reste évidemment ! Mais venons-en aux animaux plus gros... Si votre mare est bien cotée, elle accueille sans doute des oiseaux. Pour le gîte, une poule d'eau aura vite fait de s'installer à l'abri de la végétation. Pour ce qui est du couvert, faites confiance au Héron cendré qui ne dédaignera pas quelque grenouille, couleuvre ou poisson. Justement, sachez que l'ennemi public n° 1 de la mare est le poisson. Grand consommateur de larves et de plantes, il dégrade la qualité de l'eau en remuant les fonds. Autrement dit : une mare c'est bien, sans poisson, c'est mieux !

Une fois les poissons retirés, tout ce petit monde se portera à merveille si l'Homme ne s'en mêle pas : ordures, pollutions diverses ou comblement sont malheureusement courants et illégaux. En effet, au titre de la loi sur l'eau, les zones humides, même modestes, sont protégées.

En guise de conclusion, ce petit dicton : qui veut biodiversité préserver, mare devra creuser !

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Projet02-Article02 A L'ECOUTE DES OISEAUX

Auteur : Evelyne Haber
Date de Parution : 02/05/2010

« Dans la hiérarchie artistique, les oiseaux sont les plus grands musiciens qui existent sur notre planète. »
Olivier Messiaen

Le printemps bat son plein. Si nous prêtons l'oreille, nous ne manquerons pas d'entendre de nombreux oiseaux chanter très tôt le matin, mais aussi tout au long de la journée et même la nuit. Pourquoi les oiseaux chantent-ils ? C'est surtout l'apanage du mâle et son chant a deux fonctions principales : tenir ses rivaux à l'écart en affirmant sa propriété sur un territoire donné et séduire la femelle afin qu'elle le choisisse comme reproducteur.

Les sons émis par les oiseaux sont produits par un organe qui leur est propre : le syrinx. Il permet de produire plusieurs sons en même temps. L'oreille humaine n'en perçoit qu'une partie. Même si chanter est génétique, cela demande un apprentissage. Le jeune s'imprègne des productions des adultes et se perfectionne par la suite. Mais il peut y avoir des virtuoses et des chanteurs médiocres !

Le chant des oiseaux fait l'objet de nombreuses adaptations. Ainsi, en milieu urbain, les basses fréquences seront abandonnées et les vocalisations simplifiées. Certains oiseaux comme les mésanges ont une manière personnelle de chanter, si bien que les ornithologues attentifs peuvent les différencier. Des oiseaux de régions différentes comme les pinsons présentent des variations dans leur manière de vocaliser ce qui fait que l'on peut parler d'accents !

Certains oiseaux utilisent d'autres modes de communication. Les pics tambourinent sur les arbres, la cigogne « craquette » en claquant du bec, le Moyen-Duc frappe ses ailes l'une contre l'autre. Alors, rendez-vous sur le terrain, car pénétrer dans le monde sonore des oiseaux procure un plaisir infini à la portée de ceux qui veulent bien s'intéresser à la nature environnante.

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Projet02-Article01 LE RETOUR DES HIRONDELLES ET DES MARTINETS

Auteur : Pierre Chavanon
Date de Parution : 18/04/2010

Hirondelle ou Martinet ? Ces deux oiseaux présentent beaucoup de ressemblances parce qu'ils semblent dessinés pour la vitesse. Chez nous, on peut reconnaître trois de ces « voltigeurs » aériens : l'Hirondelle rustique, dans les zones cultivées autour des fermes, l'Hirondelle de fenêtre, en colonies sur certains bâtiments de nos villages, et le Martinet noir, sous les tuiles. Lorsque le printemps revient, les Hirondelles rustiques sont les plus visibles ; elles viennent « d'avaler » beaucoup de kilomètres et ont affronté bien des dangers depuis leur hivernage africain. Et pourtant ces espèces migratrices sont toujours de retour ! Toujours oui, mais certaines années, un retard sur le calendrier peut être perceptible: j'ai vu des Hirondelles rustiques bloquées pendant des jours dans l'arrière pays méditerranéen parce que la neige les empêchait de franchir l'espace montagnard du sud du Tarn ! Cette année là, lorsque la neige a cessé, les Hirondelles se sont précipitées dans l'espace ensoleillé qui leur était offert.

Après l'été, il faudra à ces insectivores multiplier les « coups de fourchette » pour accumuler les réserves nécessaires à leur retour. C'est ainsi que j'ai vu un jour de septembre des Hirondelles rustiques s'alimenter aux dépens d'une fourmilière : des milliers de fourmis prenaient leur envol, émergeant du sol. Elles étaient alors interceptées avec précision par les Hirondelles.

La «disparition» hivernale de ces oiseaux frappe toujours autant l'imagination des hommes : aujourd'hui, Hirondelles et Martinets sont devenus des éléments clés de la biodiversité.

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Dernière mise à jour : 06/12/2018
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